En ce mois des fiertés, notre Ami Michael a eu l’occasion d’assister aux Journées annuelles de rencontre de David et Jonathan. Il nous en a rapporté quelques réflexions, et de fantastiques idées pour notre prochaine assemblée annuelle…


À l’invitation d’un copain, j’ai assisté début juin aux Journées annuelles de rencontre de l’association David et Jonathan, une association chrétienne LGBT+ française. Cette association a pour but d’aider ses adhérents et sympathisants à mieux vivre leur spiritualité et leur orientation sexuelle. Un constat : beaucoup de personnes LGBT+ aspirent à une spiritualité et sont attachés à leur église d’origine, mais il n’est pas toujours facile pour elles de se sentir pleinement accueillis ou entendus dans les églises chrétiennes. D’autres ont dû faire face à une homophobie affichée quand leur identité sexuelle a été révélée à leur entourage. Les participants à ces journées souhaitent tout simplement retrouver une convivialité dans un cadre inclusif et bienveillant. Bravant la pluie et les bungalows du camping un peu frais, environ cent personnes ont pu se retrouver autour du thème de l’écologie.

L’assemblée a réuni des identités multiples : j’ai pu croiser les gens qui se définissent comme gay, lesbienne, bisexuels ou trans ; catholique, protestant, athée ou agnostique ; en couple, célibataire ou quelque part entre les deux ; militant de l’association ou simple sympathisant. J’ai rencontré des personnes avec enfants, des anciennes religieuses, des musiciens amateurs de séjours à Taizé, des hipsters parisiens et des villageoises de Dordogne, un demandeur d’asile chassé de son pays pour cause d’homophobie, un prêtre catholique et un prof d’espagnol. J’ai retrouvé des survivants des excès de la religion et des croyants convaincus de leur place dans l’église (parfois, c’était les mêmes).

Une célébration œcuménique animée par un prêtre catholique et une pasteure protestante m’a plu ; elle a résumé l’esprit du weekend : ton parcours n’est pas le même que le mien, mais il y a des moyens pour nous retrouver dans notre foi ; la spiritualité ne demande ni similitude, ni conformité de croyance pour que le recueillement partagé opère. Mon attachement au silence a fait que je n’ai ni chanté ni récité les prières pendant cette célébration, mais l’écoute des autres m’a suffit pour me sentir apaisé et en présence de l’Esprit.

Le thème du weekend — l’écologie — faisait écho à notre propre témoignage de simplicité et de respect pour la nature. Dans l’un des ateliers, nous avons pu échanger sur la méditation de pleine conscience (mindfulness) et la méditation chrétienne, et j’ai pu expliquer la conception quaker du silence attentif. Sans surprise, la plupart des personnes ne connaissaient pas le mouvement quaker ; nous avons donc, j’espère, appris des choses des deux côtés.

À vrai dire, la plus grande différence réside peut-être dans notre façon de faire la fête. J’ai retrouvé le même esprit convivial et léger de nos assemblées annuelles, mais ce qui nous manque, par contre, c’est un bon défilé en costume, pimenté de quelques drag queens et un goût affiché de la « follitude ».  Un objectif pour l’année prochaine ?


Michael O’Connor est membre du groupe de Nantes et secrétaire de l’Assemblée de France

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