À l’initiative de l’Assemblée quaker de Congénies, une centaine de participants de plus de sept pays se sont rassemblés le 18 avril dernier, en visioconférence, autour d’Alastair McIntosh. Celui-ci a invité les membres de l’assemblée à considérer leur vie comme un voyage spirituel : un pèlerinage. Notre Amie Céline nous raconte.


À l’initiative de l’Assemblée quaker de Congénies, une centaine de participants de plus de sept pays se sont rassemblés le 18 avril dernier, en visioconférence, autour d’Alastair McIntosh. Celui-ci a invité les membres de l’assemblée à considérer leur vie comme un voyage spirituel : un pèlerinage. Le monde matérialiste qui ne peut pas nourrir le sens de notre vie : ce voyage invite donc à le dépasser. En chemin, nous n’achèterons rien, ne mettrons rien de plus dans nos placards, mais nous serons transformés.

Départ, initiation et retour : les trois phases du pèlerinage

Alastair s’appuie sur une série de tableaux de Thomas Cole, The Voyage of Life (1842), pour illustrer les trois phases rythment un pèlerinage. Le départ, c’est la naissance, bien sûr, mais plus symboliquement là où nous sommes, le début de notre chemin. Nous partons avec tout ce que nous donnent notre famille et notre communauté.

Puis vient l’initiation, le temps des défis où nous nous confrontons aux difficultés. À ce stade, on prend un risque, on perd sa sécurité, on mise sur sa foi. La transformation spirituelle commence par le dialogue avec les ténèbres en nous, cette part d’ombre que nous préférons ignorer et que nous cachons derrière une frénésie d’activité. Georges Fox disait que l’initiation requiert un courage spirituel et une présence au monde. À ce stade, pour nous aider, nous pouvons nous interroger : qu’ai-je déjà affronté dans mes précédents voyages spirituels ? Ces épreuves m’ont-elles aidé·e à me rapprocher de la lumière ? Le changement est un appel : il veut se produire et a besoin de nous pour se réaliser. Confiance et effort sont les leviers de cette transformation. Faire face à la lumière, la regarder le plus en face possible est difficile, mais cela nous montre le chemin.

Enfin, c’est le retour, là où le voyage nous conduit, l’étape avant un nouveau départ. C’est le retour vers la communauté, le temps du partage. Celui qui termine un pèlerinage est légitime pour parler de son expérience et accompagner celui qui commence son propre voyage. Pierre Ceresole dit que « la vie spirituelle exige la communauté », pour donner au monde ce dont il a besoin. La méthode quaker nous aide à vérifier que nos appels sont bien des « concerns », notamment grâce aux réunions de soutien ou de clarification (meetings for clearness).

Ce cycle de trois phase se renouvèle sans cesse et avec les cycles de celles et ceux qui nous entourent. Ainsi, nous nous inscrivons dans un mouvement plus vaste où la transmission intergénérationnelle accompagne le voyage des plus jeunes. L’aîné·e, par sa sagesse, porte la lumière dans sa communauté.



Céline Reid est co-secrétaire de l’Assemblée locale de Nantes

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