Les Conseils et questions que vous trouverez ici sont l’adaptation en français des Advices and Queries, premier chapitre de Quaker Faith and Practice, le livre de référence des quakers britanniques. Cette adaptation a été réalisée par le groupe quaker de Congénies en 2003, et révisée par l’Assemblée de France en 2018. Comme tous les textes quakers, ces conseils et questions sont conçus comme un ensemble de propositions devant susciter et nourrir la réflexion plutôt que comme un ensemble d’articles de foi.


Table des matières

Introduction
Conseils et questions
Notes historiques
Devoir de lecture


Introduction

En tant qu’Amis nous nous engageons à une forme de culte qui permet à l’inspiration divine de nous instruire et de nous transformer. Nous avons trouvé que l’Esprit, justement suivi, nous amène dans la vérité, l’unité et l’amour: tous nos témoignages en découlent.

Bien que l’emploi collectif des conseils et questions soit sujet à des règles plus souples que par le passé, ils devraient continuer à représenter un défi et une inspiration pour les Amis dans leur vies personnelle et leur vie en tant que communauté religieuse.

Les conseils et questions rappellent les intuitions et l’expérience de la Société des Amis. Dans notre communauté existe une diversité de talents et de capacités. Nous sommes donc amenés à méditer jusqu’à quel point les conseils et questions nous touchent personnellement et où nous pourrons trouver à servir. Il y aura aussi diversité d’expérience, de croyance et de langage. Les Amis insistent pour que les questions de foi soient liées à l’expérience personnelle. Certains trouvent une pleine signification dans le langage traditionnel chrétien ; pour d’autres cela ne répond plus à leurs besoins. Notre compréhension de notre propre tradition religieuse peut parfois être complétée par les intuitions d’autres confessions. Les réalités les plus profondes de notre foi sont au-delà d’une formulation verbale précise et notre culte basé sur le silence attentif en témoigne.

Note diversité nous incite à la fois à dire ce que nous savons être vrai dans nos vies et à apprendre des autres. Les Amis sont encouragés à s’écouter avec humilité et compréhension, ayant confiance en l’Esprit qui dépasse notre effort et notre interprétation.

C’est donc pour l’encouragement et l’éveil des Amis que sont offerts ces conseils et questions, dans l’espoir que nous puissions tous trouver une joie profonde dans le service fidèle de l’Esprit.

« Très chers Amis, nous ne vous imposons pas ces choses en tant que règle de conduite, mais que tous, avec la mesure de lumière qui est pure et sainte puissent être guidés ; ainsi avançant et restant dans la lumière, ces choses peuvent être accomplies dans l’Esprit, pas dans la lettre, car la lettre tue, mais l’Esprit donne la vie. »  — Post-scriptum à une épitre aux « frères du Nord » écrite par une Assemblée des aînés à Balby, Angleterre, 1656.

Conseils et questions

  1. Soyez attentifs, chers Amis, aux inspirations d’amour et de vérité dans vos cœurs, car ils viennent de l’Esprit. Ayez confiance, car elles nous amènent dans la lumière qui nous montre nos obscurités et nous conduit à une nouvelle vie.
  2. Amène la totalité de ta vie sous la tutelle de l’Esprit de Jésus. Es-tu ouvert à la puissance guérisseuse de l’amour ? Chéris le divin en toi, que cet amour puisse grandir et te guider. Prends comme trésor ton expérience du divin, quelque soit sa façon de t’aborder. Rappelle-toi que notre foi n’est pas une notion, mais une voie.
  3. Essaies-tu de réserver des périodes de tranquillité pour être ouvert à l’Esprit divin ? Nous avons tous beoin de trouver notre façon de rentrer dans le silence qui nous permet d’approfondir notre conscience du divin et de trouver la source intérieure de notre force. Cherche à connaître une tranquillité intérieure, même dans les activités de la vie quotidienne. Encourages-tu en toi même et dans les autres la pratique de chercher pour chaque jour la direction divine ? Tiens-toi et les autres dans la Lumière, sachant que tous sont chers à l’Esprit.
  4. La Société religieuse des Amis a ses racines dans la chrétienté et a toujours trouvé de l’inspiration dans la vie et les enseignement de Jésus. Comment interprètes-tu ta foi dans la lumière de cet héritage ? Comment Jésus parle-t-il à toi aujourd’hui ? Suis-tu son exemple de l’amour en action ? Apprends-tu de sa vie la réalité et le coût de l’obéissance à l’Esprit ? Comment te défie et t’inspire sa relation avec Dieu ?
  5. Prends la peine d’apprendre des autres, de leurs expériences de la lumière. Rappelle-toi l’importance de la Bible, des écrits des Amis et de toute écriture qui révèle les chemins de l’Esprit. Tandis que tu apprends des autres, est-ce que tu peux à ton tour donner librement de ce que tu as gagné ? Tout en respectant les expériences et les opinions des autres, n’aie pas peur de dire ce que tu as trouvé et les valeurs auxquelles tu tiens. Sois conscient que le doute et le questionnement peuvent mener à la croissance spirituelle et à une conscience plus grande de la lumière qui est en chacun de nous.
  6. Travailles-tu joyeusement avec d’autres groupes religieux à la recherche de buts communs ? Tout en restant fidèle aux intuitions quakers, essaie de rentrer avec imagination dans la vie et le témoignage des autres communautés religieuse, créant ensemble des liens d’amitié.
  7. Sois conscient de l’Esprit à l’œuvre dans les activités et les expériences ordinaires de ta vie quotidienne. L’apprentissage spirituel continue tout au long de la vie, et souvent de façon inattendue. De l’inspiration se trouve tout autour de nous, dans la nature, les sciences, les arts, et dans notre travail et nos amitiés ; dans nos chagrins aussi bien que dans nos joies. Es-tu ouvert à une lumière nouvelle, quelque soit la source d’où elle vient ? T’approches-tu avec discernement des idées nouvelles ?

  8. Dans le culte nous répondons à notre conscience du divin. On peut y répondre en étant tout seul, mais en se réunissant avec d’autres dans une attente silencieuse nous pourrions découvrir un sens approfondi de la présence divine. Dans nos cultes nous cherchons une pleine participation au silence attentif, afin que tous puissent sentir la puissance de l’amour divin qui nous rassemble et qui nous guide.
  9. Au culte nous rentrons avec respect en communion avec le divin et répondons aux inspirations de l’Esprit. Viens au culte le coeur et l’esprit préparés. Remets-toi et toutes tes préoccupations dans la Lumière et sous la direction du divin, afin que tu puisses trouver « le mal en toi s’affaiblir et le bien croître » (Berkeley).
  10. Viens régulièrement au culte, même quand tu es fâché, déprimé ou froid spirituellement. Dans le silence demande et accepte avec joie le soutien en prières des autres qui t’entourent au culte. Cherche à trouver une intégrité spirituelle dans laquelle peut être incluse la souffrance assi bien que la joie et la reconnaissance. La prière venant des profondeurs du coeur peut, comme rien d’autre, apporter la guérison et l’unité. Laisse nourrir toute ta vie par le culte.
  11. Sois honnête envers toi-même. Quelles réalités inconfortables éludes-tu ? Quand tu reconnais tes manquements ne te laisse pas décourager. Au culte ensemble nous pouvons trouver l’assurance de l’amour divin et la force d’avancer avec un courage renouvelé.
  12. Quand tu es préoccupé et distrait au culte laisse les pensées égarées et perturbatrices céder silencieusement à la conscience de la présence divine parmi nous et dans le monde. Reçois dans un eprit tendre et créatif le ministère vocal des autres. Cherche la signification dans ses profondeurs, reconnaissant que, même si ce n’est pas un message divin pour toi, il peut l’être pour certains autres. Rappelle-toi que nous partageons tous la reponsabilité pour le culte, que notre ministère soit en silence ou par la parole énoncée.
  13. Ne présume pas que tu n’auras jamais à faire un ministère vocal. Fidélité et sincérité de parole, aussi brève qu’elle soit, peut ouvrir une voie pour un autre ministère plus ample par d’autres. Quand tu te sens poussé à parler, attends pour être sûr que l’inspiration et le moment soient justes, mais ne te laisse pas retenir par ton sens de ne pas être digne. Prie que ton ministère émerge d’une expérience profonde, aie confiance que des paroles te seront données. Parle clairement pour être entendu par tous, restant sensible aux besoins auditifs des autres. Méfie-toi de parler de façon prévisible ou trop souvent, d’entrer en discussion, ou d’ajouter vers la fin du culte, quand il aurait mieux valu s’abstenir.
  14. Est-ce que vos réunions de culte pour les affaires du groupe sont tenues dans un même esprit de culte et en se remettant à la volonté divine ? Rappelez-vous que nous ne cherchons ni une décision majoritaire, ni même un consensus. Notre expérience est que, lorsque nous attendons patiemment la direction divine, la voie s’ouvre et nous sommes guidés vers l’unité.
  15. Prends-tu part, aussi souvent qu’il t’est possible, aux réunions de culte pour les affaires ? Connais-tu assez bien nos pratiques et usages pour contribuer à ses procédés disciplinés ? Abordes-tu les quetions difficiles avec un esprit informé, de même qu’avec un coeur généreux et aimant ? Acceptes-tu que tes intuitions et désirs personnels soient rangés parmi ceux des autres et même mis de côté pour que l’assemblée cherche la bonne voie ? Si tu ne peux pas être présent, soutiens l’assemblée par la prière.
  16. Te réjouis-tu de la diversité de culture, langage et expression de foi dans notre Assemblée annuelle et dans la communauté mondiale de la Société religieuse des Amis ? Cherche à augmenter ta compréhension et à profiter de ce riche héritage et de la gamme étendue d’inspirations spirituelles. Soutiens ton Assemblée annuelle et toutes les autres par la prière.

  17. Respectes-tu le divin en chacun, même si c’est exprimé de façons qui ne te sont pas familières ou qui sont difficiles à discerner ? Nous avons chacun une expérience particulière du divin et devons chacun trouver comment y être fidèle. Quand des paroles te semblent étranges ou incongrues, essaie de sentir d’où elle viennent, et ce qui a pu nourrir la vie des autres. Écoute avec patience et cherche la vérité que peuvent contenir pour toi les opinions des autres. Evite de faire des critiques blessantes et d’utiliser un langage provocateur. Ne laisse pas la force de tes convictions te trahir à faire des déclarations injustes ou fausses. « Pense qu’il soit possible que tu te trompes. »
  18. Comment pouvons-nous faire de notre Assemblée une communauté où chacun est accepté et nourri, où les étrangers sont accueillis ? Cherchez à vous connaître dans les choses qui sont éternelles, portez le fardeau des faiblesse de chacun et priez les uns pour les autres. Lorsque nous rentrons, chacun avec une sympathie tendre, dans les joies et le peines de la vie des autres, prêts à offrir et à recevoir de l’aide, notre assemblée peut être un canal pour l’amour et le pardon divin.
  19. Réjouis-toi de la présence des enfants et des jeunes dans ton Assemblée et reconnais les bienfaits qu’ils apportent. Rappelle-toi que l’Assemblée entière partage la responsabilité pour chaque enfant sous ses soins. Cherche pour eux comme pour toi-même un plein développement des dons du divin et la vie abondante dont Jésus nous a parlé. Comment partages-tu avec eux tes convictions les plus profondes, tout en les laissant libres d’évoluer selon la direction de l’esprit divin. Les invites-tu à partager leurs intuitions ? Es-tu prêt à la fois d’apprendre d’eux et d’accepter ta responsabilité envers eux ?
  20. Consacres-tu assez de temps pour partager avec les autres dans l’Assemblée, aussi bien les nouveaux que les anciens, ta compréhension du culte, du service, et de l’engagement aux témoignages de la Société? Donnes-tu une proportion adéquate de ton argent pour soutenir l’œuvre quaker ?
  21. Chéris-tu tes amitiés, qu’elles puissent mûrir en profondeur, en compréhension et en respect mutuel ? En des relations proches nous risquons de la peine aussi bien que de la joie. L’expérience d’un grand bonheur ou d’une grande douleur peut nous rendre plus ouverts à l’œuvre de l’Esprit.
  22. Respecte la grande diversité entre nous dans nos vies et relations. Évite des jugements remplis de préjugés sur les chemins de vie des autres. Cultives-tu l’esprit de compréhenion mutuelle et de pardon que nous demande notre statut de disciple ? Rappelle-toi que nous sommes chacun unique, précieux, enfant du divin.
  23. Les Amis ont toujours compris le mariage en tant qu’engagement religieux plutôt que comme simple contrat civil ; les deux partenaires s’unissent dans l’intention, avec l’aide divine, de chérir chacun l’autre pour la vie entière. Rappelle-toi que le bonheur dépend d’un amour compréhensif et fidèle des deux côtés. En périodes de difficultés, rappelle-toi la valeur de la prière, de la persévérence et du sens de l’humour.
  24. Les enfants et les jeunes ont besoin d’amour et de stabilité. Faisons-nous tout ce que nous pouvons pour soutenir et conforter les parents et autres qui portent la responsabilité de pourvoir à ces besoins ?
  25. Une relation à long terme amène des tensions aussi bien que des plénitudes. Si ta relation avec ton partenaire subit des épreuves, cherche de l’aide pour comprendre le point de vue de l’autre et pour explorer tes propres sentiments qui peuvent être puissants et destructifs. Pense aux désirs et sensibilités des enfants qui peuvent être impliqués et souviens-toi de leur besoin continu d’amour et de sécurité. Cherche l’aide divine. Si tu dois subir la détrese de la séparation ou le divorce, essaie de maintenir de la communication compassionnelle afin que les affaires puissent être réglées avec le minimum d’aigreur.
  26. Reconnais-tu les besoins et les dons de chaque membre de ta famille et du ménage, sans oublier les tiens ? Essaie de faire de ton foyer un lieu d’amour amical et de joie où tous ceux qui y vivent ou le visitent puissent trouver la paix et le ressourcement de la puissance divine.
  27. Vis ta vie comme une aventure ! Quand se présentent des choix, prends-tu la voie qui offre le plus d’opportunités pour l’application de tes aptitudes au service du divin et de la communauté ? Laisse parler ta vie ! Quand il faut prendre des décisions, es-tu prêt à te joindre à d’autres pour chercher la clarté, demandant la direction de l’Esprit et offrant des conseils les uns aux autres ?
  28. Chaque étape de nos vies nous offre des opportunités nouvelles. Répondant à la direction divine, esaie de discerner le bon moment pour entreprendre ou pour se dégager des responsabilités, sans fierté ni culpabilité excessive. Fais attention à ce que demande l’amour, cela n’est pas nécessairement un excès de zèle.
  29. Rapproche-toi de la vieillesse avec courage et espoir. Tant que possible organise bien à l’avance tes affaires pour que tes besoins de soins ne se présentent pas comme un fardeau excessif sur d’autres. Bien que la vieillesse puisse apporter des aptitudes décroissantes et de la solitude, elle peut amener aussi de la sérénité, du détachement et de la sagesse. Prie pour que dans tes dernières années tu puisses trouver des façons nouvelles de recevoir et de refléter l’amour divin.
  30. Peux-tu contempler avec équanimité ta mort et la mort de tes proches ? En acceptant le fait de la mort nous sommes libérés pour vivre plus pleinement. Endeuillé, donne -toi le temps pour ton travail de deuil et de lamentation. Quand d’autres sont en deuil, entoure les de ton amour et tiens les dans la Lumière.

  31. Nous sommes appelés à vivre « en vertu de cette vie et pouvoir qui enlève les causes de toute guerre ». Maintiens-tu fidèlement notre témoignage que la guerre et la préparation de la guerre sont contraires à l’enseignement de Jésus ? Déniche, dans ta propre façon de vivre, tout ce qui peut contenir la semence de la guerre. Soutiens avec tenacité notre témoignage, même quand d’autres font ou se préparent à commettre des actes de violence, mais rappelle-toi qu’eux aussi sont des enfants du divin.
  32. Rentre dans la Lumière divine toutes les émotions, attitudes et préjugés qui sont à la racine des conflit destructeurs, reconnaissant ton besoin de pardon et de grâce. De quelle façon t’impliques-tu dans le travail de réconciliation entre individus, groupes et nations?
  33. Es-tu au courant des pratiques, ici et à travers le monde, qui sont discrimanatoires envers des personnes selon ce qu’elles sont ou à cause de leur foi ou croyance ? Témoigne de l’humanité à tous, y compris ceux qui rompent les conventions de la société ou outrepassent ses lois. Tâche de discerner des points nouveaux de progrès dans la vie sociale et économique. Cherche à comprendre les causes de l’injustice, des remous sociaux et de la peur. Travailles-tu pour une société juste et compatissante, qui permette à tous de développer leurs capacité et qui stimule le désir de servir ?
  34. Rappelle-toi tes responsabilités en tant que citoyen pour la conduite des affaires locales, nationales et internationales. Ne recule pas devant le temps et l’effort que ton engagement peut demander.
  35. Respecte les lois de l’État, mais que ta loyauté principale soit aux exigences de l’Esprit. Si tu te sens appelé par des convictions fortes à enfreindre les lois, consulte profondément ta conscience. Demande à ton Assemblée le soutien dans la prière qui te fortifiera lorsque le bon chemin deviendra clair.
  36. Soutiens-tu ceux qui agissent « sous préoccupation [concern] », même si leur chemin n’est pas le tien ? Peux-tu mettre de côté tes propres désirs et préjugés tout en cherchant avec d’autres à trouver la volonté divine pour eux ?
  37. Es-tu honnête et dis-tu la vérité en toute circonstance ? Maintiens-tu une intégrité rigoureuse dans les affaires et dans les transactions avec des individus et des organisations ? Emploies-tu de l’argent et des informations confiés à toi avec discrétion et d’une façon responsable? Prêter serment implique deux critères de vérité. En te bornant à affirmer, sois concient que tu réclames ton intégrité.
  38. Si tu subis des pressions pour baisser ton niveau d’intégrité, es-tu prêt à y résister ? Nos responsabilités envers le divin et nos semblables peuvent nous amener à prendre des positions impopulaires. Ne laisse pas le désir d’être sociable, ni la peur de sembler excentrique, déterminer tes décisions.
  39. Examine quelles voies au bonheur offertes par la société sont pleinement satisfaisantes, et quelles sont potentiellement corruptrices et destructrices. Sois sélectif en choisissant tes moyens de divertissements et d’information. Résiste au désir d’acquérir des possessions ou des revenus par des investissements non-éthiques, de la spéculation ou des jeux de hasard.
  40. Étant donnés les dégats causés par l’emploi d’alcool, de tabac et d’autres drogues addictives, examine si toi-même tu limiteras ou abandonneras leur emploi. Rappelle-toi que leur emploi, même en quantité mesurée, peut diminuer le jugement et mettre en danger la vie autant des autres que de l’utilisateur.
  41. Tâche de vivre simplement. Un style de vie choisi librement donne de la force Ne sois pas persuadé d’acheter ce dont tu n’as pas besoin ou qui dépasse ton budget. Te tiens-tu informé des effets de ton style de vie sur l’économie et l’environnement global ?
  42. Nous, les humains, ne sommes pas propriétaire de la planète et ses richesses ne sont pas à notre seule disposition. Montre une considération d’amour envers toutes les créatures, et cherche à maintenir et conserver la beauté et la variété de la planète. Travaille pour assurer que notre pouvoir croissant sur la nature soit utilisé avec responsabilité, avec révérence pour la vie. Réjouis-toi de la splendeur continue de la création divine.

« Soyez des modèles, des exemples dans tous les pays, endroits, isles, peuples, partout où vous passez. Que ton comportement et ta façon de vivre puissent prêcher à toutes sortes de personnes ; alors tu pourras marcher joyeusement à travers le monde, répondant au divin en chacun. » — George Fox, 1656.

Notes historiques

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Quand l’Assemblée annuelle, en 1682, a décidé de demander aux représentants des Assemblée trimestrielles de répondre oralement à trois questions, l’Assemblée annuelle elle-même ne s’était réunie que peu d’années consécutives et l’achèvement de l’organisation systématique des Assemblées trimestrielles et mensuelles était tout récent. Ces trois questions avaient comme intention de recevoir des informations de ceux qui étaient sur le terrain, ainsi le progrès de la Société à travers le pays serait connu, et de l’aide donnée aux endroits qui en avaient le plus besoin.

  • Quels Amis en ministère dans leurs comtés respectifs sont décédés depuis la dernière Assemblée annuelle ?
  • Quels Amis, emprisonnés pour leur témoignage, sont morts en prison depuis la dernière Assemblée annuelle ?
  • Comment la Vérité a-t-elle prospéré parmi eux depuis la dernière Assemblée annuelle, et les Amis sont ils en paix et unis ?

Ces trois questions ont été élargie à six en 1694, puis encore révisée au début des années 1700, mais leur but était toujours de solliciter surtout des faits. La pratique d’exiger des réponses orales devint rapidement encombrante et fut remplacée, selon les décisions de l’Assemblée annuelle en 1700 et 1706 par des réponses écrites des Assemblées trimestrielles. Le système de répondre à des questions a pris racine et le terme « query » plutôt que « question » fut utilisé de plus en plus dans les minutes des Assemblées à partir de 1723.

Au moment où la pratique de répondre aux queries devint plus officielle, leur but commençait à changer. Au début du XVIIIe les Amis ont cessé de croire que la nation entière accepterait la vérité qu’il prêchaient et sont devenus plutôt soucieux de présrver leur Société en tant que « restant précieux » dévoué à la vérité. Les queries étaient utilisés pour assurer l’uniformité de conduite parmi les Amis et pour rassembler de l’information quant à l’état de la Société des Amis. En 1721, par exemple, une question fut ajoutée sur le paiement de la dîme et des impôts, et en 1723 sur la fraude des douanes du roi, et beaucoup d’autres sujet furent ajoutés.

La Société déclina en nombre au XVIIIe. L’Assemblée annuelle en 1760, troublée de voir les normes de la Société en déclin, établit un comité « pour la promotion et reprise d’une discipline salutaire » qui visita des assemblées dans tout le pays. Un de ses instrument principaux fut d’insister sur une lectures plus systématique des queries par les assemblée trimestrielles et mensuelles. Après 1760 le but des queries est devenu principalement disciplinaire, et les aînés des Assemblées les prenaient comme pierre de touche sur laquelle ils pourraient compter en administrant la discipline.

Il y eut des révisions périodiques pendant les cent ans qui suivirent, bien que peu de changements substantiels. Lors de la révision de 1791 l’Assemblée Annuelle adopta les premiers « conseils généraux » dont les Assemblées trimestrielles et mensuelles devraient tenir compte. Ils étaient courts et faisaient plutôt référence à la vie domestique de la Société et de ses membres. Ils furent regardés comme ayant moins d’importance que les queries et furent traités comme aide supplémentaire aux queries. Au XIXe siècle les Amis sentirent beaucoup l’influence du mouvement évangélique et cela se refléta dans la révision des conseils généraux de 1883. Ils furent récrits en entier et bien élargis. Ils gagnèrent en importance, et leur but n’était plus principalement diciplinaire. Ils furent plutôt employés pour insiste sur l’importance des principes évangéliques, et pour enourager les Amis à considérer l’importance de ces derniers.

Lorsque, au début du XIXe siècle, les Amis rentrèrent plus dans la vie publique et sociale de leur temps, plusieurs commencèrent à questionner les pratiques traditionnelles, y compris le grand nombre d’heures passée dans des assemblées d’affaires pour lire les queries et leur donner des réponses souvent formelles. La valeur des queries pour l’examen personnel était recommandée par l’Assemblée Annuelle à partir de 1787 ; de plus en plus les Amis considéraient cet aspect comme plus important que l’aspect disciplinaire. Ce changement se voit dans les révisions de 1860 et 1875. La demande de réponses écrites fut abandonnée et, bien que les régulations continuèrent à prévoir un revue des « queries » par les Assemblées mensuelles et préparatoires, celle-ci est devenue plutôt une formalité en beaucoup d’endroits. Les conseils généraux furent aussi révisé, étendus et élargis pendant la même période, dans l’intention de les lire à la fin du culte.

Il n’ya plus eu de révision jusqu’en 1928. Entre temps les Amis les trouvèrent trop négatifs, et d’un langage évangélique qui les mettait mal à l’aise, préférant une insistance sur les responsabilités sociales des quakers. Ce point de vue se trouve reflété dans les conseils et questions généraux révisés ; les conseils généraux furent encore amplifiés, divisés en trois sections, tandis que les queries, couvrant une bonne partie du même terrain que les conseils, devinrent plus nombreux. Il resta l’exigence de délibération collective sur les queries par les assemblées pour les affaires, mais cela devint moins important. L’emploi des queries devint de plus en plus en plus dévotionnel — « une collection d’exhortations sur la gestion salutaire de ses affaires personnelles, à la fois intérieures et extérieures, et une collection de questions, ou groupes de questions sur lesquelles, en méditant tous ensemble, une assemblée peut accomplir un examen de conscience collectif ». On établit la pratique, dans beaucoup d’assemblées, de lire une ou deux des queries pendant le culte, en plus des conseils généraux dont la lecture y fut exigée selon le réglement adopté en 1931.

En 1928 pour la première fois les conseils pour le ministère furent présentés à l’Assemblée annuelle en tant que tels. Vingt ans plus tard, en réponse à la demande que le tout soit récrit en langage moderne et pour encourager ceux qui jusque là n’avaient pas participé au ministère vocal, des conseils supplémentaires furent adoptés en 1949.

Une révision des Advices and Queries, adoptée en 1964 , contient de nombreux amendements à l’édition précédente et des références à des problèmes sociaux qui n’étaient pas apparents en 1928. Le changement principal fut que les conseils sur le ministère ne furent plus dans un document à part, bien que beaucoup de leur contenu y fût inclus.

En 1984 certaines assemblées mensuelles se déclarèrent mal à l’aise avec l’édition de 1964. On s’inquiéta de l’emploi de noms et pronoms masculins injustifiés, du langage théologique utilisé, de la difficulté de lire à haute voix certains paragraphes longs, et du manque de référence à des préoccupations [concerns] récemment apparus. En 1986, Meeting for Sufferings [le Comité exécutif britannique] nomma un Comité pour la révision du livre de discipline, et la révision des Advices and Queries était parmi les premières de ses tâches. En tant qu’une partie de sa consultation majeure sur plusieurs années avec tous les membres de l’assemblée annuelle, le Comité ébaucha un document provisoire sous le titre Questions and Counsel. Meeting for Sufferings accepta de le publier en 1988 et invita les assemblées à s’en servir pendant deux ou trois ans et à participer au processus de révision en racontant leur expérience de son emploi. A la lumière de ces réponses et après plusieurs années de travaux supplémentaires sur la révision du livre en entier, le Comité prépara le texte actuel que l’Assemblée annuelle adopta en 1994.

Devoir de lecture

Les conseils et questions sont à utiliser dans nos assemblées, ainsi que dans les dévotions et dans la réflexion personnelles. Ils servent aussi en tant que défi et inspiration aux Amis dans nos vies privées et notre vie collective en tant que Société religieuse, et comme expression concise de notre foi et pratique facilement accessible aux demandeurs de renseignements et au public.

Leur mode d’emploi sera différent dans les différentes assemblée selon les besoins des membres. En général il sera utile d’organiser leur lecture sur une période spécifiée, sans que ce soit trop court. Le Amis pourraient réfléchir sur une ou plusieurs des sections dans leurs assemblées d’affairres, ou bien tenir des sessions ou des ateliers pour les examiner ensemble. Le seul devoir de lecture établi est le suivant :

Les assemblées mensuelles devraient revoir régulièrement l’emploi des Conseils et questions fait dans leurs réunions de culte. Ceci devrait être annuel ou triennal selon la décision de chaque assemblée. Elles devront en faire un rapport minuté pour que l’Assemblée annuelle en soit informée. Nous espérons que du partage de cette expérience les assemblées pourront donner des conseils pour que ce document soit le mieux utilisé.

Les assemblées mensuelles devraient aussi examiner si la lecture de sections des Conseils et questions serait salutaire dans leurs propres cultes pour les affaires et d’y prévoir un programme de lecture. Certains pourraient aussi prévoir un programme d’ateliers.