Edwards, Martina; Bow Window


Claire partage avec nous son expérience du recueillement, et notamment de son pouvoir transformateur.


J’ai pris l’habitude depuis quelques temps de me recueillir une dizaine de minutes presque tous les matins. Quand tout le monde dort encore, que la maison m’appartient, hop, quelques exercices de yoga pour réveiller mon corps en douceur, puis j’allume une bougie et je me recueille. J’aime ce moment. Je ressens un immense amour. Parfois, un sourire me vient spontanément aux lèvres, comme ça, sans raison, juste parce que je suis bien avec tout cet amour. Certains jours, je dis simplement « bonjour la Vie / Dieu / Déesse », selon mon humeur, puis je me laisse imprégner par cet amour dans lequel je me sens si bien. D’autres fois, je dirige cet amour vers une ou plusieurs personnes à qui je tiens, comme dans le texte de Pierre Pradervand, Le Simple Art de bénir.

Il m’est arrivé de profiter de cet état d’amour pour diriger mes pensées vers une personne avec qui je suis en difficulté. Cela apaise au moins momentanément un peu la situation. Il m’est aussi d’arrivé d’éprouver une réelle empathie pour ma cheffe (avec qui il y a des tensions) et notre relation s’en est trouvée complètement modifiée C’est l’unique situation où j’y suis parvenue, il m’a fallu plusieurs fois pour y arriver, et j’ignore toujours ce qui a permis de débloquer. Mais je prends.

Quelquefois, déception, cet immense sentiment d’amour ne vient pas. J’entends les oiseaux chanter, les voitures passer, ma respiration se déroule tranquillement. Je suis en pleine méditation de pleine conscience, ce que je faisais auparavant, avant de participer au culte quaker. C’est agréable, reposant, mais ce n’est plus ce que je souhaite vivre. Alors j’imagine un groupe d’Amis avec moi, nous sommes réunis en cercle pour prier autour de la bougie. En général, ça marche ! Ouf ! Quel plaisir !

Je me suis longtemps dit que je suis entourée d’amour, que nous sommes entourés d’amour. Il n’y a qu’à se connecter à ce sentiment, se brancher sur le bon canal, un peu comme avec une radio. On se branche à la source. Mais récemment, j’ai eu plutôt l’impression que tout cet amour est en nous. Il n’y a pas une source extérieure à laquelle se relier. Tout est là. Il suffit de se recueillir.


Claire Gérentès est sympathisante du groupe de Nantes

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